« Améliorer le contrôle des utilisateurs sur la machine » telle est la mission que ce sont donnés les fondateurs de Mental Work, Michael Mitchell, José Millan et Jonathon Keats. Explications d’un projet au cœur de la révolution cognitive.

Meilleur Du Web : Quel est le projet que porte Mental Work ?
Michael Mitchel : Nous sommes trois à porter ce projet. Il y a Jonathon Keats, cofondateur et Directeur artistique, José Milan, cofondateur et Directeur Scientifique du projet et moi-même, Directeur des affaires.
Mental Work est une convergence de deux domaines : l’Art et la Science. L’installation est purement artistique, c’est une usine intemporelle avec des rappels de l’époque industrielle, des machines chromées. C’est une mise en contexte de la révolution cognitive. Le concept lui est plus technologique. Mental Work est une interface cerveau-machine. En cela,  elle répond au problème que pose Elon Musk  « trouver un  moyen de booster l’intelligence humaine afin que nous ne soyons pas un jour dépassés par la puissance de l’intelligence artificielle ». Avec Mental Work, nous replaçons l’homme au centre de la technologie car la machine opère sur la base des pensées de l’homme.

MDW : Dans cette optique, est-ce que Mental Work serait une nouvelle forme de liberté ?
M.M. :
Oui, en effet nous voulons donner un visage plus humain aux technologies et ramener l’homme et sa force mentale au cœur du projet. Ceux qui viennent travailler sur Mental Work doivent par exemple  imaginer la contraction des muscles de leur main. C’est comme cela qu’un signal est envoyé à la machine. Le but étant de ne pas exploiter la méditation du corps. Cette machine peut ainsi donner de nouvelles possibilités aux personnes handicapées : surfer sur le web, conduire des robots dans la maison. Cette interface Homme-Machine améliore le contrôle des utilisateurs sur la machine.

MDW : Mais est-ce que c’est l’Homme qui a besoin de la machine ou est-ce que c’est la machine qui a besoin de l’Homme ?
M.M. :
La machine est un vrai danger, présent comme futur. L’intelligence Artificielle nous domine, tout comme les machines durant la Révolution Industrielle. Nous cherchons à contextualiser la révolution cognitive car lorsque l’Homme n’a pas pris les devants, l’Humanité a connu de graves conséquences : la domination des ouvriers, le travail forcé des enfants. Aujourd’hui nous courons le risque que la force mentale de l’homme soit remplacée par des machines plus intelligentes. Tout dépend des usages, certains usages peuvent renforcer la domination envers les populations. Alors comment apprendre des erreurs passées ?  En réfléchissant à la relation Homme-Machine qui est une question d’équilibre. Mental Work tente de poser les jalons d’un débat sociétal.

MDW : Si vous deviez décrire Mental en trois mots ?
M.M. :
Je dirais Art, Science et Philosophie.

MDW : Avez-vous une devise ?
M.M. : Rejoignez la révolution cognitive !

 

Propos de Michael Mitchell recueillis par Fanny Bancillon

 

 

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