Le hall du bâtiment UniMail, à l’université de Genève, est particulièrement bruyant ce mardi. On distingue notamment des bruits de verres brisés. Il s’agit en fait de l’exposition « Digit@rt: Le tournant numérique de l’art » organisée par quatre étudiants de l’institut Medi@lab. Les 12 et 13 mai 2015, des artistes suisse-romands (majoritairement) exposent leurs travaux dans 8 stands. L’exposition met en avant un versant méconnu du numérique, son versant artistique. Le Meilleur du Web était là pour découvrir les différentes œuvres. Présentation:

Occult’Us & ThSTNDRT à l’unanimité

"<pL’attraction de l’exposition est Occult’Us, par Simon De Diesbach et Fragment.in. Le stand attire l’attention, par les bruits de verres éclatants, mais également car l’utilisation de la technologie Oculus ne donne qu’une seule envie: l’essayer immédiatement! L’utilisateur est plongé dans une courte aventure virtuelle ponctuée par des bruitages qui, eux, sont bien réels. Bris de verres, chaînes traînant sur une plaque de métal, mini roue de vélo, Fragment.in a rivalisé d’imagination pour donner vie à leur voyage dans une réalité augmentée. ThSTNDRT sont également largement sollicité dans l’exposition. La marque Genevoise d’habits a misé sur la participation des étudiants avec un concours de design sur sac réalisé avec une tablette graphique. Le meilleur travail pourra repartir avec un sac de la marque.

De nouvelles technologies au rendez-vous

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On découvre également de nouvelles technologies, comme avec le stand Exoplanets de Vincent De Vevey et Naima Pollet. Leur installation fonctionne grâce au leap motion, une technologie qui permet de détecter les mouvements de la main sur plusieurs axes. On s’amuse ensuite à faire apparaître et disparaître des planètes dans un système solaire rien qu’avec les mains. Dans le stand d’impression 3D, on découvre l’utilisation de cette technologie à des fins professionnelles, comme la réalisation de plans d’architecte par exemple. Mathias Jud et Christoph Wachter présente quant à eux un projet ambitieux. Il propose la création d’un réseau de partage, mais sans la surveillance inhérente à notre internet habituel. Cette technologie, appelée qaul.net, pourrait permettre de démocratiser le web dans les parties du globe qui y ont encore peu accès.

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Dans le stand Googlution de Marie Van Berchem, on découvre où nous mène l’algorithme de recherche d’images de Google. En partant de l’image de la genèse, on découvre une image s’en rapprochant, puis une autre, dans un voyage visuel à travers le temps. Facebook Paradise propose, quant à lui, un regard critique sur le plus fameux des réseaux sociaux. Le projet d’Alice Izzo et Arthur Prodjection nous plonge dans un univers où les likes et les tags nous enferment toujours plus à l’intérieur de ce monde. Enfin, RSPT présente son projet pointillisme 2.0. L’idée est qu’il prend une image qui servira « de source de nourriture pour un petit champignon en pleine croissance », le tout réalisé grâce au code. Le résultat donne des figures géométriques ou des images d’artistes revisitées grâce à ce procédé. 

Galerie (photos prises depuis un Samsung S5)[Crédits: Christophe Robert-Nicoud]:

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