Ces dernières semaines, des cyberattaques se sont multipliées dans l’univers médiatique belge. Les sites internet des médias du Soir.be, de lalibre.be, du groupe Sudpresse et de la DH.be ont été victimes d’hackers perturbant l’accès à l’information sur le net. Mais un groupe de justicier, depuis les attentats contre Charlie Hebdo, a décidé de faire justice sur le net par ses propres moyens.

Les attaques de sites internet occidentaux se multiplient depuis les attentats contre le journal satirique Charlie Hebdo. Après l’attaque, le groupe Anonymous a déclaré mener une guerre contre toute entreprise ayant un lien avec ces assassinats. Tout de suite après, le groupe a publié une énumération de 120 comptes twitter tous présumés islamistes, et près de 89 comptes considérés comme terroristes.
Mais qui est réellement ce collectif informel qui s’est transformé en justicier 2.0 ? Les membres qui composent le groupe pourraient-être n’importe quel citoyen lambda car comme le nom du groupuscule l’indique, tous sont anonymes. Leurs premières traces d’activité remontent à 2004 avec pour slogan « Nous sommes anonymes. Nous sommes légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n’oublions pas. Attendez-vous à nous. » Ils n’ont qu’un seul credo et s’organisent autour de celui-ci : garantir la liberté d’internet et combattre la censure sur le cyber espace  mais aussi dans la vie réelle. On se souvient en 2012 lorsque le groupe avait décidé de s’en prendre au gouvernement américain, français ou encore au FBI suite après la fermeture de la plateforme de streaming et téléchargement megaupload, et tout cela au nom de la liberté d’internet et de la lutte contre la censure. Le groupe se politise sur bons nombres d’événements comme pour l’opération Wikileaks. Afin d’éviter que ce site soit financé par des dons, les plateforme de paiement en ligne (Paypal, Mastercard, Amazone) retirent leur service du site, Anonymous ripostera par une cyberattaque contre ces entreprises. Et cette fois, le groupuscule a décidé de se lancer à la poursuite des hackers des sites internet de la presse médiatique belge. Dans une vidéo récemment postée, le groupe prétend avoir démasqué le responsable du hacking et il s’agit cette fois… d’un adolescent. Toutefois, les démasquages de ces troublions peut causer quelques soucis, notamment lorsqu’il s’agit des enquêtes policières. En effet, la police reproche à Anonymous de perturber et d’interférer dans leur travail d’enquêteur. En 2012 déjà, il était adressé les mêmes griefs aux justiciers hackers sur l’affaire de la divulgation d’une liste de pédophiles présumés en Belgique. Aujourd’hui, les Anonymous se sont lancés dans une cyber-guerre contre les hackers islamistes.

Sources: Mais qui sont vraiment les Anonymous
                Anonymous publie des listes de pédophiles présumés
                 Anonymous affirme avoir identifié l’auteur des cyberattaque 

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