Il y a trois jours, le « hackathon » en Côte d’Ivoir avait débuté. Pendant 48 heures, ingénieurs, informaticiens et journalistes se sont lancés dans un concours supposé améliorer l’accès à l’information pour les millions d’habitants ivoiriens.

 Le hackathon est un marathon numérique dont le terme vient de la contraction du mot anglais « hack » et marathon. Il est à l’origine du CFI et du Code for Africa qui cherchent à inciter les jeunes actifs à réinventer les médias dans leur localité. On retrouve d’ailleurs ce concours à Dakar, à Madagascar, au Cameroun, en Tunisie ou encore, au Maroc.

Á Abidjan, dans une chaleur étouffante, des dizaines d’individus sont massés autour d’autant d’ordinateurs. Le but principal de ce concours : faciliter l’accès à l’information pour les millions d’Ivoiriens car sur ses 23 millions d’habitants, seuls 200 000 ont souscrit à un abonnement internet. Le pays (parlons même de l’ensemble du continent Africain) est donc à la traîne. Les sept équipes qui s’affrontent ont deux jours pour penser logiciels, concepts, applications, idées et ce durant 48h non stop dont l’objectif est de démocratiser et d’universaliser l’accès aux sources d’informations mais aussi exhorter les jeunes à « créer et développer des produits et services d’information innovants en phase avec l’évolution des technologies, des usages et surtout avec les attendes des populations ».

Toutefois, les chiffres d’ « analphabétisme », « analphabétisme numérique » ou « délestage numérique » ne sont pas en adéquation avec l’usage du téléphone portable. 90 % de la population sont équipés d’un téléphone, de ce fait, 1,7 millions d’habitants ont un compte facebook. Pour les participants au concours, cette disparité est accueillie positivement puisque ce n’est qu’ « un retard à rattraper ». Et les idées ne manquent pas : par exemple, des jeunes filles travaillent sur un système de messagerie vocale supposé délivrer un flash info de 50 secondes en différentes langues locales et c’est ce même projet qui fut lauréat du grand concours. Avec 51% d’analphabétisme en Côte d’Ivoire, les jeunes demoiselles espèrent toucher toute cette frange de la population.

Sources: Côte d’Ivoire: marathon informatique pour réinventer l’accès à l’information
                Cote d’Ivoire : «C50 secondes», lauréat du premier Hackathon d’Abidjan
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