JUMIA

Les problèmes de connexion à internet, les difficultés logistiques, la prédominance des paiements par cash et un terrain de confiance miné n’ont en rien découragé les starts-up en e-commerce qui, aujourd’hui, ont déployé leurs tentacules jusqu’en Afrique.

 

En côté d’Ivoire, une entreprise allemande spécialisée en e-commerce, la société Rocket, a décidé de faire fi de tous les obstacles contraignants en Afrique et connaît depuis une ascension fulgurante. Avec un chiffre d’affaire de 150 millions et une valorisation de l’entreprise qui atteint 550 millions de dollar, l’entreprise Jumia a bien raison de garder ses secrets et de se faire très discrète quant aux raisons de son succès. Lancée en Côte d’Ivoire en juin 2013, aujourd’hui, Jumia est forte d’un catalogue de 50 000 produits, de 100 000 visiteurs par jours et de 18 millions de CA et l’entreprise emploie 1500 personnes dont on retrouve à la tête deux français : Jeremy Hodara et Sacha Poignonnec.

La particularité de cette plateforme ? Elle permet le paiement de la marchandise par carte bleue ou par transfert d’argent une fois les produits arrivés dans les locaux-mêmes de l’entreprise, ce qui reste une manière de pallier au paiement en ligne très peu implanté en Afrique.

Pourquoi le e-commerce pourrait connaître un plus grand succès? L’Afrique avec un taux de 5% de croissance voit l’apparition d’une classe moyenne. Et avec l’absence de réseau de distribution ainsi que les difficultés pour les habitants de se rendre dans les grandes villes, les entreprises de e-commerces pourraient avoir trouver une niche en or. Si Jumia connaît une telle succès story, c’est bien parce que cette entreprise a réfléchi sur les besoins de la population africaine tout en prenant en considération la culture de celle-ci.

Toutefois, bien que le marché se porte bien (en Côte d’Ivoire ce n’est pas moins de 6 nouveaux sites de vente et de stockage qui viennent d’ouvrir: Yamoussoukro, Bouaké, San Pedro, Daloa, Gagnoa, et Korogho), certaines start-up d’e-commerce sont déjà tombées en déconfitures. Nous pensons au booking de billets et hôtels marocains Mydeal.ma et à d’autres mais l’ardeur autour du secteur reste bouillonnant, ça promet donc pour l’avenir Africain.

 

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